A chaque représentation de la Cinéscénie, une apparition tout aussi admirable que surprenante marque les esprits des spectateurs lors de la scène des guerres de Vendée : un cheval arrive à pleine vitesse sur l’allée de sable et, quand sont tirés les deux coups de feu, il arrête subitement sa course  au point central de l’avant-scène. L’animal chute alors avec son cavalier. Trois chevaux sont cette année retenus pour réaliser cette cascade et trois autres sont déjà en formation. Intégrée au spectacle, cette action dure quelques secondes mais requiert pourtant deux années de travail.

Une préparation en deux étapes

La première année, le cheval doit apprendre à tomber. La compréhension se fait petit à petit : il baisse un genou aux premières répétitions, puis réussit à s’asseoir, pour enfin s’allonger totalement après de nombreuses séances. Dans un second temps, le cheval et son cavalier répètent directement sur scène afin d’habituer l’animal aux bruits et mouvements des acteurs, aux lumières et à la musique. Au fur et à mesure de la préparation, une complicité s’installe entre le cavalier et son cheval, laissant naître une relation de confiance entre eux – un cap important pour que chacun prenne plaisir à effectuer cette cascade.

Avant et pendant le spectacle

Avant chaque spectacle, ils se retrouvent dans une carrière située en coulisse pour retravailler chaque mouvement et s’assurer de la parfaite maîtrise de l’action. Jusqu’à l’entrée en scène, le cavalier reste à l’écoute de son cheval. Vient alors le moment fatidique où ces deux acteurs cascadeurs entrent au galop devant la tribune des 14 000 spectateurs. Un soldat républicain sort armé des rangs. Deux coups de feu retentissent. L’animal et le cavalier sont touchés et chutent. Le cavalier garde les rênes en main. Allongé derrière son cheval, l’acteur lui parle constamment pour le rassurer. Deux minutes plus tard, le cheval se redresse. D’autres acteurs l’aide à se frayer un chemin sur l’aire scénique jusqu’à la coulisse où il retrouvera plus tard dans la soirée son cavalier pour recevoir sa récompense bien méritée.

prouesse equestre (1)Réaliser cette cascade équestre était « un rêve »

Damien Gauthier a réalisé pour la première fois cette scène il y a quelques jours. Passionné par les westerns, ce cavalier, puyfolais depuis 22 ans rêvait de pouvoir effectuer cette cascade. C’est avec Olaf, un pur race espagnol parfaitement habitué à ce genre d’exercice, qu’il a vécu cette expérience. Cet ancien jokey et cascadeur équestre apprécie cette nouvelle étape qui lui a permis de se lancer un nouveau défi à la Cinéscénie. Voici ses impressions : « j’avais peur en entrant sur scène car, à ce moment précis du spectacle, tous les acteurs sont figés et le public suit l’action. Mais la scène est passée très vite et s’est bien déroulée. J’étais très heureux pour toute l’équipe avec qui on s’était longtemps entraîné. J’ai ressenti beaucoup de bonheur! »

Cette chute de cheval s’intègre parmi les nombreux effets spectaculaires que compte la Cinéscénie et salue la créativité et la rigueur de l’équipe équestre du Puy du Fou.

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