Vous-êtes-vous déjà demandé comment « naissaient » les costumes de nos spectacles ? Pour en savoir plus, direction nos ateliers où, à quelques semaines de l’ouverture du Grand Parc, c’est déjà l’effervescence…

Tout commence par une recherche iconographique : en fonction de l’époque et du type de personnage, nos costumiers s’inspirent de tableaux, de films et séries comme « Game of Thrones » ou « Vikings » ! Le costume doit en effet rester fidèle au style de l’époque choisie tout en respectant certain codes et tendances du XXIème siècle pour coller au mieux avec l’imaginaire collectif.

C’est en se basant sur ce travail de recherches qu’Olivier Bériot, costumier reconnu dans le monde du cinéma, présente ses dessins à la Direction Artistique. Il prend également soin de consulter les différents référents techniques afin de s’assurer que le costume soit adapté aux scènes de combats, de cascades et de danse. Une multitude de contraintes dont il doit tenir compte dès les premières étapes de réalisation !

Arrive alors le choix des couleurs des costumes ; celles-ci sont précisément étudiées et simplifiées pour guider l’œil du visiteur et faciliter l’interprétation. Par exemple, au « Secret de la Lance », l’opposition entre Anglais et Français est évidente : les rouges contre les blancs ! De la même manière, bien qu’inexactes sur le plan historique, les Vikings ont vu des cornes apparaitre sur leurs casques afin d’être facilement identifiables durant le combat.

Il est alors temps de réaliser le prototype en simple toile blanche afin d’affiner la coupe et déterminer la forme exacte du futur costume. Le choix des matières est ensuite une phase extrêmement importante car les contraintes sont multiples ! Afin de suivre le rythme soutenu de la saison, chaque costume doit pouvoir être porté et lavé tous les jours… voire plusieurs fois par jour !

Il faut savoir qu’au Puy du Fou, un costume est porté plus de 150 fois d’avril à septembre. Lorsque l’on sait que les vêtements classiques de prêt-à-porter sont utilisés 50 fois en moyenne, on comprend aisément que la résistance du tissu choisi est primordiale ! S’ajoute à cela des contraintes spécifiques à chaque spectacle : les projecteurs modifient la perception des couleurs, l’eau rend certains tissus transparents et le sable, qui contient du fer, a tendance à transmettre de la rouille…

Outre l’aspect purement esthétique, chaque vêtement doit être confortable pour ne pas freiner les danseurs ou cascadeurs dans leur discipline. Leurs retours permettent donc, à la fin de ce parcours de création, d’ajuster chaque pièce en fonction de son utilisation.

Avant la première apparition en scène, une équipe est spécialement dédiée à la patine des costumes. Ils sont ainsi vieillis et salis artificiellement. Les Vikings n’étaient en effet pas spécialement connus pour la propreté irréprochable de leurs tenues…

L’agitation est permanente dans nos ateliers, et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! En 2017, près de 15 000 costumes vont voir le jour pour que le moindre détail de nos spectacles propulse les visiteurs du Puy du Fou à travers les siècles !

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