En entrant dans le bureau de Guillaume, on aurait presque l’impression qu’il s’octroie une pause, s’amusant avec son jeu-vidéo préféré ! Mais détrompez-vous, il travaille en fait sur les évolutions de la « Cinéscénie » sur un logiciel spécialement créé pour simuler le vol des Neopters, notre flotte de drones automatisés… Approchons nous pour en savoir plus sur cette mission… atypique !

Tout commence par un brief de la direction Artistique. Guillaume dessine alors les plans, modélise les éléments de décor (« payloads ») et détermine les matières à utiliser. Les matériaux doivent effectivement être très légers pour pouvoir être portés par les Neopters. Vient ensuite le moment du test réel avec un prototype et c’est là que tout se décide… Réaction face au vent ou rendu artistique, le drone est observé sous toutes ses coutures avant validation !

Bon… faire voler des drones, c’est bien mais… qu’en fait-on ?

La chorégraphie est là aussi déterminée par la direction Artistique. Encore faut-il qu’elle soit réalisable car un grand nombre d’éléments techniques est à prendre en compte, notamment pour des questions de sécurité. Place à la simulation 3D !

« Les drones ne doivent pas se croiser, ne pas s’approcher à moins de 60 mètres du public ou ne jamais se retrouver au-dessus d’acteurs ! ». Un véritable casse-tête lorsque l’on doit déterminer individuellement les mouvements de 30 Neopters dans un périmètre réduit (la « fly-zone ») !

Même avec excellente vue, les déplacements des Neopters sont pratiquement invisibles à l’œil nu depuis la tribune, cher visiteur. La scène durant laquelle les bougies forment une ronde au-dessus du Château dure 1min30 et pourtant, les drones sont en vol durant 8 minutes pour la réaliser ! Il faut prendre en compte le décollage, le temps de vol, le largage des décors et enfin l’atterrissage. Et quand les Neopters enchaînent plusieurs scènes à la suite, Guillaume doit faire voler une deuxième flotte de drones sans qu’elle ne croise ceux encore en l’air !

Grâce à son logiciel, il devient alors un véritable contrôleur aérien ! Le plus complexe reste de déterminer la position de chaque drone dans la chorégraphie car chacun décolle et atterrit sur la même base. Cette combinaison doit être la plus rapide et la moins dangereuse possible… De quoi générer quelques sueurs froides !

Une fois tous les paramètres intégrés, la chorégraphie s’exécute sur ordinateur. Si elle est validée, elle sera exportée et chargée dans chaque Neopter qui reproduira, au millimètre près, les trajectoires définies. Pratique, non ?

« Au final, seul un élément extérieur peut avoir un effet sur la chorégraphie. En fonction du sens du vent, 2 alternatives ont par exemple été créées pour que les couleurs des drapeaux français, lors de la scène de « La Libération » (de 1945), soient toujours dans le bon sens ! »

Bon, il est temps de quitter le bureau car Guillaume est à deux doigts de dévoiler les nouveautés de cette année ! Gardons pour le moment le secret mais, une chose est certaine, la « Cinéscénie » 2018 promet bien des surprises…

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