De longues plumes flamboyantes, des hauts de forme, des feutres de toutes les couleurs… L’atelier de la « Chapellerie du Puy du Fou » vous ouvre ses portes et dévoile ses secrets de fabrication.

Située dans une aile de la « Costumerie », la chapellerie foisonne de trésors. Nous commençons notre visite par la découverte des nouveautés 2018. Etudiés pour être au plus près de l’histoire et pour faire rêver le spectateur, tous les prototypes des hauts de forme et autres couronnes prennent vie dans cet atelier… D’ailleurs, la cinquantaine de couvre-chefs de la création 2018 « Le Café de la Madelon » sera fin prête pour l’ouverture de ce nouveau restaurant animé dans quelques semaines !

Nous reconnaissons plus loin, entreposés et classés sur des étagères et des tables, des couvre-chefs que nous avons déjà aperçus dans les spectacles du Grand Parc. Avant d’être à nouveau portés par les acteurs et les actrices, les chapeaux de la saison précédente font peau neuve dans l’atelier de Lucie. L’eau, le sable et le crin de cheval ont presque eu raison des coiffes, après une saison de spectacles. Le choix des matériaux est donc primordial. De nombreuses astuces imaginées par la modiste permettent de rendre les chapeaux durables et parfaitement adaptés aux différentes contraintes des spectacles. Elle a ainsi parfois recours à des toiles de jardiniers ou à drapeaux pour faire face à l’humidité et aux scènes d’eau…

En pleine réparation d’un chapeau de mousquetaire, Lucie nous confie que les plumes manquantes ont été dégustées par… les chevaux du spectacle, qui en raffolent ! Tout comme les bords des chapeaux, qui sont désormais renforcés par de la corde de raquette de tennis pour parer aux déformations dues aux scènes de combat et à une météo parfois capricieuse…

Lucie n’est cependant pas la seule à confectionner les ornements de tête de nos acteurs. Nous nous dirigeons à présent dans la bourrellerie, située juste à côté, au cœur de la « Costumerie ». Jean-Claude, y réalise les prototypes et modèles en cuir, notamment visibles pendant le spectacle des « Vikings ».

On apprend dans ces ateliers que chaque chapeau doit pouvoir s’adapter à la forme de tête des différents acteurs ou actrices et être suffisamment résistant pour être porté plusieurs fois par jour, pendant plus de 7 mois, soit plus de 600 fois ! Mais au-delà de la solidité, le confort et l’esthétisme sont largement pris en compte.

L’adaptation, l’ingéniosité et le talent sont donc de rigueur toute l’année pour nos modistes, à qui l’on tire… notre chapeau !

Commenter

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.