Le fruit de son travail est sur le devant de la scène, mais tout se joue en coulisses ! Aujourd’hui, nous découvrons le métier de Julie, peintre en décors au sein de notre équipe Artistique…

 

Tu as rejoint l’équipe Artistique il y a déjà plusieurs saisons. Comment es-tu arrivée au Puy du Fou ?

Effectivement, je suis arrivée il y a bientôt 3 ans. Au moment de la création du spectacle «Le Dernier Panache », le Puy du Fou cherchait des peintres en décors. J’ai eu un entretien, puis j’ai été prise pour 3 semaines, et cela s’est finalement prolongé ! C’était une belle opportunité car jusqu’alors je travaillais en usine, et je n’avais pas encore eu l’occasion de trouver un emploi dans mon domaine de formation… Sans compter que le Puy du Fou est un endroit qui m’attirait depuis toute petite pour ses décors.

 

 

Et quelle est ta formation ?

J’ai commencé à m’orienter vers la création artistique avec une seconde et une première « STI Arts Appliqués ». J’ai poursuivi avec un « CAP Signalétique Enseigne et Décors », puis un « BMA Graphisme et Décors », option « Décorateur de surfaces et volumes ». Je recherchais un travail manuel plutôt que de me lancer dans le graphisme sur ordinateur. Et il y a un an, j’ai suivi une formation « Techniques de fabrication d’accessoires » au CFPTS à Paris (modelage, sculpture, moulage, tirage, patine,…).

 

Aujourd’hui tu es peintre en décors, en quoi cela consiste ?

Je réalise principalement de la restauration d’accessoires ou d’éléments de décors, qu’ils soient en intérieur ou en extérieur. Cela rajoute parfois une difficulté car on peut être amené à travailler sous la pluie ou par grand froid… Il faut sans cesse s’adapter ! De même il faut parfois passer par certaines étapes un peu plus ingrates (ponçage, décapage…) avant de se pencher sur le travail de minutie qui est ce qui nous anime au quotidien.

 

 

Cependant, une autre partie de mes missions est destinée aux nouveautés. Nous devons préparer les surfaces (bois, métal, résine, tissu…), passer les différentes couches de peinture et faire les patines pour vieillir les différents objets. Cette étape est indispensable pour que chaque accessoire corresponde parfaitement à l’époque historique dans laquelle il apparait. Dans la plupart des cas, on applique également un vernis pour une meilleure finition.

C’est très enrichissant car nous travaillons avec tous les corps de métiers : menuisiers, soudeurs, stratifieurs, sculpteurs…. Il ne faut pas hésiter à leur poser des questions pour avoir toutes les informations sur les supports que nous devons peindre. C’est très important et cela nous permet de toujours apprendre de nouvelles choses, en dehors de notre cœur de métier.

 

 

Comment se déroule une journée au sein de ton équipe ?

Elles sont toutes très différentes ! Freddy, notre responsable, nous indique les tâches à accomplir durant la journée et c’est à nous de nous organiser. Il peut, par exemple, y avoir du travail de peinture à réaliser sur une série de boucliers ou encore recréer le « Graal » des « Chevaliers de la Table Ronde ». Je suis autonome mais je dois m’organiser au mieux pour tout réaliser dans les temps.

 

Ton travail évolue-t-il en fonction de la saison ?

Totalement ! En pleine saison, il faut s’attendre à l’imprévu. On doit avant tout gérer l’urgence et être réactif. Mais c’est parfois dans ces moments d’urgence que l’on arrive à donner le meilleur de soi-même.

C’est aussi important d’avoir conscience que ce que l’on crée sera utilisé par les acteurs. Nous devons donc nous adapter aux besoins et faire en sorte que la peinture tienne bien. Il faut également être prêt à voir revenir à l’atelier un accessoire sur lequel on a passé du temps, et qui a besoin de retouches ou qui doit même être repris de zéro car il a subi les aléas des cascades et des combats !

 

 

Un projet qui t’a particulièrement plu ?

J’ai beaucoup aimé travailler sur un nouvel élément de décor du « Secret de la Lance » : la petite maisonnette qui apparait en fond de scène lorsque la muraille est descendue. J’ai dû suivre ce projet de A à Z ; c’est à dire imprimer les panneaux (passer la sous-couche), la peinture, les patines mais aussi créer des effets de matières (mousse, lichen,…) pour que l’aspect soit totalement réaliste.

 

 

Finalement, si on doit retenir 3 mots sur toi et ton métier au Puy du Fou, ce serait?

Je dirais : habileté manuelle, imitation de matières et … patine !

 

4 Commentaires

  1. On a souvent tendance à oublier ce merveilleux métier qui permet de rendre vivant le spectacle. Merci beaucoup Julie pour le travail que tu fourni.

  2. Merci beaucoup pour cette article, qui confirme mon envie de devenir peintre en décors! J’espère accéder,prochainement, à une formation pour pouvoir rejoindre ce bel univers! Une Belle continuation Julie!

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