Pour Juliette, le Puy du Fou, c’est une longue histoire.

Puyfolaise depuis sa plus tendre enfance, elle a suivi une formation « made in Puy du Fou » en intégrant d’abord les équipes de « La Cinéscénie » puis celles du Grand Parc. Depuis maintenant 5 ans, elle a repris les rênes du spectacle « Raveleijn », opéré par les équipes du Puy du Fou au sein du parc néerlandais « Efteling ».

Pour mieux comprendre son métier, nous sommes allés à sa rencontre…

 

Juliette Coutand - Responsable spectacle "Raveleijn"

 

  • En quoi consiste ton rôle de « Responsable de spectacle » à « Raveleijn » ?

Mon équipe se compose actuellement de près de 50 talents, qu’ils soient cascadeurs, cavaliers, cavalières, voltigeurs, fauconniers ou bien techniciens. Je suis en charge des artistes, mais aussi de la gestion administrative, et des animaux.

Dans mon quotidien, je suis amenée à être en contact constant (et à distance) avec le Puy du Fou, mais aussi à vérifier chaque détail, avant, pendant, et après le spectacle. Je m’assure que chacun de mes collègues, ainsi que nos animaux, évoluent dans les meilleures conditions possibles pour que tout se passe au mieux, tout en assurant que la magie et l’émotion soient au rendez-vous pour les visiteurs.

Mon métier me permet donc de conjuguer ma passion du terrain et la gestion d’équipe, c’est très enrichissant.

 

Chevalier Raveleijn

 

  • Étais-tu déjà allée aux Pays-Bas avant d’intégrer cette équipe ?

Oui et non. J’adore voyager et j’avais déjà eu l’opportunité de visiter les Pays-Bas dans le cadre de séjours personnels mais professionnellement parlant, c’était une première ! Le partenariat du Puy du Fou avec Efteling m’a donné la chance de pouvoir y travailler et j’en suis ravie !

 

  • Peux-tu nous raconter l’histoire de ce spectacle ?

Bien sûr. « Raveleijn » est un spectacle inspiré d’une légende hollandaise. Elle retrace l’histoire de 5 enfants qui se transforment en grands et preux chevaliers, prêts à protéger la cité de Raveleijn contre un mal nommé Olaf. On retrouve dans ce spectacle les savoir-faire du Puy du Fou : les cascades, les effets spéciaux, de la voltige, du combat, et surtout, de l’émotion !

Les cing chevaliers

 

  • Peux-tu prévoir, en te réveillant, comment va se dérouler ta journée ?

L’avantage de ce métier, c’est la vie d’équipe. Je travaille chaque jour avec du vivant, que ce soit mes collègues, les animaux etc… Dans ces conditions, on ne peut jamais prévoir à l’avance ce qu’il va se passer, que ce soit du positif comme du négatif.

 

  • Car l’imprévu fait partie de ton quotidien ?

Exactement? C’est du spectacle vivant et il y a toujours une part d’imprévisible. Chaque séance est différente et nous ne sommes pas à l’abri d’un élément de costume qui se détache, d’un accessoire qui casse ou de petits incidents isolés invisibles du public… Il faut toujours savoir comment réagir en fonction de la situation pour que la qualité du spectacle que l’on offre aux spectateurs soit identique.

 

  • Et lorsque le spectacle débute, tu es nerveuse ?

Oui, bien sûr, j’ai des appréhensions mais c’est un stress productif. Notre spectacle suit une
programmation définie à l’avance. Comme au Puy du Fou, selon la période de la saison, nous donnons entre 2 et 5 spectacles par jour, il faut donc être bien rodés. L’énergie de l’équipe joue un grand rôle dans cette gestion de la nervosité et fort heureusement, elle est très positive.

Combat à l'épée contre Olaf

 

  • Aimerais-tu parfois te glisser dans la peau d’un visiteur qui découvre le spectacle pour la première fois ?

Oui ! Je n’ai jamais vu le spectacle d’un œil neutre. La première fois que j’y ai assisté, je savais déjà que j’allais travailler au sein de cette équipe. Je portais donc déjà un regard attentif aux actions principales, mais aussi aux moindres détails, pour savoir ce que j’allais devoir gérer et comment. J’aimerais beaucoup redécouvrir ce spectacle : ressentir, vivre et analyser ce que je vois et ce que je ressens.

 

  • Entre nous, tu as immédiatement su comment prononcer le nom «Raveleijn» ?

Non, et ce qui est très drôle, c’est que même les néerlandophones ont parfois du mal à le prononcer. Cela participe à ajouter du mystère et peut-être de la magie au spectacle !

 

  • Penses-tu avoir suscité l’attention de nos lecteurs, et leur avoir donné envie de venir assister au spectacle ?

J’espère ! J’aimerais que les gens puissent ressentir ce qui m’anime tous les jours. J’exerce le plus beau métier du monde, il est très varié et j’ai rarement l’impression d’aller travailler quand je me lève. Si je peux transmettre cette passion, cette petite flamme qui me guide, j’en serai sincèrement heureuse.

 

 

Alors, si Juliette vous a donné l’envie de découvrir « Raveleijn », pourquoi ne pas organiser un petit voyage aux Pays-Bas ?

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